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LES EDITOS DANS WIL... Pour revivre chaque sortie !
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Numéro 21 (Edito à guichet fermé) Texte : Chris
Des prairies de caresses semées de fèves de cacao pour l'autre herbivore qui oublie encore une fois de payer son addition. On vit toujours avec des morts… Avec des sangsues malignes gonflées de germes de peste et coriaces comme des ogives nucléaires… Avec des parasites, des branleurs d'océan, la gueule comme des couteaux, qui profitent comme toujours et dissèquent votre amitié encore vivante, sans anesthésie ! Comment la nature a pu modeler ces formes incongrues qui flottent comme des cadavres de chiens lorsque la crue a finalement décidé de vous emmerder … La brume mortelle qui aveugle les imprudents aura encore eu raison de moi… Ce n'est pas grave, crie la baronne sur son perchoir centenaire. Rien n'est grave quand on est vieux ! Il faut pédaler pour avaler la soupe et faire glisser le savon dans le cratère. Sinon on est heureux de vivre c'est tout… C'est comme ces gens qui hurlent " putain de clébard ! " lorsqu'ils marchent dans la merde. Encore heureux, ces gens la, qu'ils aient des chaussures. Des enfants abandonnés comme des cailloux en soleil et qui jettent leurs mégots sur les barbelés pour se faire pêter la gueule. Des masques de carnaval pour les grandissants qui vendent à la télé leur histoire de cinglé. En attendant, je prépare le prochain repas des autres, ceux qui n'ont pas d'yeux et qui regardent tranquilles s'écraser les jours en se disant que bientôt il faudra se lever pour aller pisser. Le sillon encrassé, je tourne le crayon dans ma bouche en espérant m'étouffer et finir mes jours pénard à la station des non traités. Mon amour porte son biberon comme un trophée le long du corridor où les petits planteurs aux crocs étincelants s'exercent sur des circuits imprimés… J'ai découvert le véritable amour ! Pour le protéger, je construirais des bagnes pour enfermer mes idées et calmer mon envie de grandir. J'irais traîner ma gueule du côté du parloir pour gonfler l'estomac des requins. Seul sur cette île, car je l'ai lu dans un livre, un jour viendra où je trouverais l'envie d'écrire des conneries et de continuer à faire ce fanzine…

En plus, y'a de bonnes raisons de le croire, nous allons maintenant sortir deux numéros par an. Car cette nouvelle gestion va peut-être nous le permettre. Je remercie donc tous les labels qui nous soutiennent en passant un encart sur nos pages et les groupes qui ont participé au sampler. Sans eux, nous serions obligés de mettre un terme à cette aventure fantazinesque ! Car si nous n'arrivons pas à fédérer les énergies et les idées débrouillasses, pour nous tenir chaud et nous remplir la tête pendant ce long hiver culturel, j'ai bien peur qu'il ne faille prendre sa harpe à son coup ! J'imagine des artistes naviguant sur les mers calmes tels une troupe de troubadours aux cerveaux vidés remplissant à l'infini les petites cases des cartons pliants, ces déclarations de situation mensuelle… Le seul moyen de donner envie aux gens de se cultiver en bougeant leur gros cul, c'est de brûler leurs téléviseurs. Car le problème est facile à comprendre, les gens aiment la culture mais plutôt cathodique, la culture, avec son dolby stéréo et DVD en chargement automatique. Pourquoi aller voir un spectacle et se faire chier a garer sa caisse sur des clous pour se prendre un P.V. ? Pourquoi sentir la sueur des autres si on peut rester chez soi en pétant allégrement sur son canapé tout en se grattant les couilles ou la chatte… Il faudrait filmer les concerts et les retransmettre sur Internet en faisant payer les cyber-entrées. En plus, plus besoin de jouer à 110 décibels et de voir débarquer les flics. On pourrait fabriquer des mannequins qui bougent la tête en fumant des pétards et construire des faux bars avec des bouteilles en plastique pour créer l'illusion…
Je salue Jean-Paul Follain qui depuis des années réalisait les couvertures de Wil et avait donné une identité au zine… Mais comme disait un poète du Second Empire, toutes les bonnes choses ont une fin ! Un grand merci également aux amis qui font quelques chroniques mais très franchement j'aimerais trouver une personne qui s'investisse vraiment et de manière régulière afin de me soulager de mes heures endivement burlesques. Je ne parle même pas financièrement mais uniquement au niveau du temps… Car il en faut pour sortir ce genre de torchon. Alors si vous aimez Mylène Farmer, contactez-moi vite, merci… Si vous êtes cette personne et que vous avez en plus une forte poitrine, ça m'intéresse !

Chris Pelle

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